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La terre est ma patrie et l'humanité, ma famille. Kalil Gibran

dimanche 15 juillet 2018

Casa di Giulietta in Verone


Qui n'a pas déjà été ému par la triste histoire des amours impossibles de Roméo Montaigu et Juliette Capulet dans la célèbre pièce de William Sheakespeare? Hors il se trouve que cet amour serait né ici même à Vérone. Le dramaturge anglais se serait inspiré d'un conte italien imaginé et écrit en 1590 dans un style tragique. On y raconte les amours de Roméo Montecci et Giullietta Capuleti. Ressemblant non? Aujourd'hui, Sheakespeare recevrait, plus rapidement qu'il n'en faut pour écrire le mot fin, une mise en demeure pour plagiat. 
Il a si bien fait revivre cette idylle à l'italienne en lui prêtant des accents à l'anglaise, qu'il a rendu cette histoire immortelle. Aujourd'hui encore, tous les amoureux du monde se reconnaissent et se sentent interpellés par Roméo et Juliette. Moi la première...  Et puis curieuse comme je le suis, il fallait que j'aille y voir de plus près.
Il existe ici à Vérone la ''Casa di Giulietta''. Il s'agit d'une maison du XIIe siècle bâtie par une famille de la noblesse italienne près de la place Erbe. Cette demeure est devenue un musée où l'on entretient le mythe des célèbres amants. Les amoureux du monde entier viennent la visiter et y laisser un vœux d'amour griffonné sur le mur. Il y en a des centaines écrits dans toutes les langues.

graffitis,vœux d'amour,..
Encore plus de mots d'amour ...

Légende ou histoire inspirée d'un fait vécu?? Nous ne le saurons jamais, mais chose certaine, plusieurs choisissent d'y croire encore et viennent se recueillir sur le fameux balcon de Juliette dans la ville du romantisme.

Le célèbre balcon

Cour intérieure


Statue de bronze de Nereo Constantini


Chambre de Juliette


Robe ayant servi pour le film Roméo et Juliette





Lac de Garde


Nos pérégrinations des derniers jours nous ont emmenés à Vérone où nous logeons pour quelques jours dans un joli appartement du quartier historique. Moins touristique que Rome et Florence, Vérone a pourtant un charme indéniable. Le fait que nous puissions  circuler dans les rues parmi les gens qui vaquent à leur quotidien sans se soucier de nous, loin des foules qui se bousculent et prennent d'assaut les attractions touristiques est un répit très apprécié. 
Hier, nous avons délaissé les visites culturelles pour aller faire '' farniente''. Recherchant un peu de répit de la chaleur incessante qui nous poursuit et nous colle à la peau depuis le début du voyage, c'est ainsi que nous avons échoué sur les plages du lac de Garde. Celui-ci nous attendait bien blotti entre ses montagnes avec son eau bleue turquoise, ses oiseaux marins et ses bancs de poissons. Pour une fois, il n'y avait pas trop de monde. La journée s'annonçait belle. Les amis étaient de bonne humeur et avaient hâte de se jeter à l'eau. Le plan initial était de visiter les petits villages en bordure du lac, mais les enfants s'amusaient tellement que nous avons décidé qu'il nous faudrait revenir. Nous avons plutôt loué un pédalo avec glissade pour agrémenter l'après-midi. Encore une fois mes photos ne rendent pas justice, mais elles donnent une petite idée.

Il y avait des bateaux ici et pas que des chaloupes


Farniente


C'est l'heure de dîner

Bord d'un lac ou bord de mer

Les amies en grande discussion

C'est pas drôle la vie

Le retour fut toute une aventure avec des trains en retard et un autobus pris sur la mauvaise plateforme qui nous a fait faire le tour de la ville. Bref, un trajet qui devait prendre 20 minutes, nous a pris deux heures, mais qu'importe, nous sommes en vacances. Le temps n'est pas si important... Et puis...  tous les chemins mènent à Vérone!





mercredi 11 juillet 2018


L'église Santa Maria Novella



Alors, aujourd'hui, je vous avertis. J'ai tout faux. Je croyais avoir réservé pour visiter Il Duomo, alors qu'en fait j'avais réservé pour visiter l'église Santa Maria Novella. J'avais confondu les deux. Bah! C'est presque la même affaire. Alors comme on ne peut pas venir en Italie et éviter les églises qui sont omniprésentes, j'en ai visité une. J'ai sorti des boules à mites mon petit ensemble porté en Espagne l'an dernier pour nos visites célestes et nous nous sommes mis en quête de cette fameuse église située sur une belle piazza dans un quartier que je connais un peu moins, loin des foules et de la folie d'Il Duomo. Finalement, mon erreur n'était peut-être pas si terrible après tout. Tant pis pour la grande basilique, je devrai revenir à Florence pour la visiter. Aujourd'hui, le hasard m'a conduite vers sa petite sœur. Nous nous sommes perdus en allant à sa rencontre. Ô, surprise! Perdue, moi!!! Mais oui, c'est comme ça que j'explore la vie. Je me perd et je me récupère. 
Ainsi, après bien des chemins de traverses, nous sommes arrivés devant l'église Santa Maria Novella.  Elle est bien modeste au premier abord, surtout après avoir visité le Vatican avec son étalage d'opulence tapageuse, mais elle ne manque pas de charme.

L'église Santa Maria Novella, la première partie date d'environ 1350.
 Par la suite, elle fut modifiée et ornée de marbre blanc grâce aux dons de riches donateurs entre 1458 et 1470.

 Lorsqu'on longe le cloître intérieur pour se rendre à l'église, nous pouvons admirer tout le long du chemin des pierres tombales ''in memoria'' de tous les grands disparus de la cité. Il y a plusieurs blasons qui semblent très vieux. J'en déduis que ces gens devaient être des nobles de grandes familles florentines.

Le cloître et ces plaques mortuaires



L'intérieur affiche des peintures murales aux couleurs un peu passées avec les siècles, mais qui enjolivent l'ensemble avec subtilité. Cette église, loin du luxe de certaines de ses consœurs, recèle des petits trésors au charme discret  pour qui sait regarder. Je vous en mets quelques-uns en vrac juste pour le plaisir.


Le chœur de l'église

Le triomphe de la doctrine par Andrea di Buonaiuto




Tombeau de Maria AnnaTestard Venturi de Stefano Ricci

On peut remarquer les pierres tombales sur le mur sous les peintures


Ensuite, nous avons visité le petit musée où étaient exposés des objets du culte, des vêtements d'église très anciens, des tapisseries et même un ossuaire. Ça ressemblait à un bout de fémur de quelqu'un. Saint?  Pas certaine étant donné le trafic d’ossements et de reliques qui avait cours au Moyen âge. Je vous laisse en tirer vos propre conclusions. 
C'est déjà tout pour aujourd'hui... J'espère que vous avez aimé mes chemins de traverses. 



Tapisserie ancienne



Bible ornée d'argent

mardi 10 juillet 2018

La galerie de l'académie


Aujourd'hui, Mathilde et moi sommes allées affronter la foule et la chaleur afin de nous frayer un chemin jusqu'à l'intérieur de la galerie de l'académie où nous avions rendez-vous avec '' Le David'' de Michel-Ange. Il nous attendait bien sûr, mais il y avait beaucoup plus. Vous pensez bien! Florence est toute en démesure lorsque l'on parle d'Art avec un grand A. 
Mais tout d'abord, le ''David'' de Michel-Ange... Commandé par l'Opéra del Duomo, il fut effectué entre 1501 et 1504. Les proportions parfaites du corps et le regard expressif, il se tient au centre de la pièce surplombée d'une coupole.  Le détail des mains et du visage le font presque paraître réel. Splendide!  C'est l'une des pièces les plus admirées au monde. 

Le ''David'', très impressionnant parce que très grand. 

Photo du visage empruntée d'un livre que j'ai acheté. Je  n'aurais jamais pu l'approcher
d'aussi près pour vous montrer le détail de l'oeuvre.


La main. Idem... J'ai du l'emprunter du livre.

Il y avait aussi de nombreuses œuvres très impressionnantes par leurs détails et leur mouvement exprimé dans la pierre on le plâtre. Des gisants d'une grande beauté parsemaient notre chemin. En voici quelques exemples...


L'enlèvement des Sabines, Jean de Boulogne 1582




Une gisante, l'artiste m'est inconnu


Ensuite, nous nous sommes dirigées vers la salle dorée. C'est moi qui l'ai nommée ainsi en raison des techniques d'ornementation à la feuille d'or utilisée dans les tableaux exposés dans cette salle. Il y avait une multitude de représentations bibliques plus dorées les unes que les autres. Avant 1400, ce qui correspond à la période gothique, les tableaux ressemblent presque à de l'art naïf. Les sujets sont peu musclés et les proportions du corps sont très peu respectées. Les tableaux représentent principalement des scènes bibliques.
 Ce ne sont là que mes observations bien sûr, mais c'était la première fois que j'avais la chance de comparer des œuvres de  plusieurs époques différentes et de vraiment constater l'évolution des courants artistiques au cours des XIIIe - XIVe - XVe et XVIe siècles. C'était intéressant à regarder.

Madone à l'enfant

Maître de la Madone Straus, Annonciation vers 1400
Autre Madone à l'enfant
Pour terminer, nous avons pu admirer des tableaux qui remontent au XVIe siècle et qui démontrent bien l'évolution des courants artistiques au cours des deux siècles précédents. Dans cette salle, nous sommes revenus à la Renaissance et à l'époque de Michel-Ange et du fameux David. Il y a toujours beaucoup de scènes bibliques, mais aussi des fresques de la mythologie grecque. Les dorures en arrière-plan sont remplacées par des paysages faisant souvent référence aux jardins d'Éden. Voyez la différence...

L'immaculée conception, Carlo Portelli



Au-delà de ces observations, vaguement techniques prodiguées par une professionnelle de l'ignorance en histoire de l'art, il faut surtout aller dans un endroit comme ça avec les yeux grand ouverts et accueillir avec son cœur d'enfants les œuvres magnifiques que nous ont léguées ces artistes passionnés des siècles passés. 

lundi 9 juillet 2018

Douce Toscane


Aujourd'hui, je vous emmène dans la campagne toscane pour découvrir la région du Chianti. Celle-ci est lovée entre Florence et Sienne dans son écrin de verdure allant des verts les plus pâles jusqu'aux plus foncés. La nature généreuse  embaume le subtile parfum des oliviers mêlé à ceux du romarin et de la lavande. On y retrouve une végétation typique de cette région; beaucoup de vigne bien sûr, mais aussi de magnifiques cyprès, des pins méditerranéens en forme de parapluies, des oliviers en quantité, des bosquets géants de romarin, du laurier et de la lavande à profusion. Sur l'une des propriétés visitées, j'ai même vu des plans de curry très odorants. Se promener dans la campagne toscane, c'est expérimenter une explosion de parfums, de couleurs et de saveurs. C'est un véritable bonheur pour les sens. Les mots me manquent pour décrire toute cette beauté.
Nous avons dégusté le vin de deux vignobles, mais aussi les huiles d'olives et les vinaigres balsamiques vieillis et les fromages. Ici, on fabrique le Chianti Classico fabriqué en très grande partie de Sangiovese et de d'autres cépages dont je n'ai pas retenus le nom malheureusement. J'ai retenu le nom du vin par contre, Chianti Classico de la maison Palagio. Chez eux, tout était bon et généreux en bouche, du vin au fromage en passant par les huiles d'olive et les vinaigres. Un vrai plaisir pour le palais.
Ensuite, nous avons été flâner dans un petit village nommé Greve. Cet endroit m'a beaucoup fait penser au Mas, mais en plus vert, pour ceux qui connaissent. Les genêts étaient remplacés par des arbustes de romarin. Les lauriers se prenaient pour des arbres et il y avait comme une odeur de sainteté qui planait sur le village avec ce calvaire qui nous a accueillis au promontoire panoramique et les petite plaques de terre cuite représentant des scènes bibliques insérées dans la muraille de pierre.
Pour terminer, nous avons visité les caves d'un producteur qui fabrique son vin en petites quantités. Cette magnifique propriété offre une vue panoramique sur la vallée du Chianti. Cette visite était un enchantement pour les yeux. Je vous laisse ici profiter de quelques images de la journée...

Premier arrêt, propriété del Palagio



Greve


Le calvaire du promontoire
Vue panoramique depuis le promontoire

Les plaque de terre cuites

Dernier arrêt



La vigne prometteuse

Les caves
La cour de la propriété

Entrée de la salle de dégustation

Belle statue qui ornait la salle de dégustation.
 Comme je l'ai dit, cette propriété était magnifique.

Les cinq-Terre


Hier, avait lieu notre excursion aux Cinque Terre. Il s'agit de cinq villages colorés juchés sur des flancs rocheux en bord de mer. Leurs couleurs vives se mêlent au bleu du ciel et de la mer ainsi qu'au vert de la végétation luxuriante. Toutes les ruelles sont des escaliers interminables ponctuées de paliers où logent les résidents. Les premiers à s'installer sur ces coteaux rocheux étaient des agriculteurs venus des plaines. Ceux-ci durent imaginer un système de cultures en terrasse pour pouvoir poursuivre leur métier. Le climat chaud et ensoleillé est particulièrement propice à la culture des oliviers et des citronniers. Les fleurs parsèment le paysage et y ajoutent leurs couleurs joyeuses à l'ensemble. 
Ceux qui ne vivent pas de l'agriculture sont dans l'industrie du tourisme. Les bords de mer sont jonchés de plages et de restaurants qui accueillent les touristes leur offrant les spécialités de la régions. Il y a beaucoup de plats de fruits de mer au menu, mais pas pour moi malheureusement. Sinon il y a le pesto qui est une sauce faite à base de pignons parmesan et basilic. Vu mes allergies, je me suis plutôt fixée sur des gnocchi au pesto, délicieux du reste. 

Notre journée a été parfaite sous un soleil radieux et, il faut le dire, une chaleur intense. La visite des Cinq-Terre doit être plus facile en basse saison, mais malgré tout je ne regrette pas cette journée. Je vous laisse sur quelques moments forts de la journée.







Paliers le long de la ruelle

ruelles en escaliers, cure anti-cellulite garantie


Église Santa-Margarita






Je pourrais mettre des images à l'infini, où se mêlent le bleu, le vert et toutes les autres couleurs, mais rien ne vaut un détour dans ces petits villages de bord de mer classés au patrimoine mondial de l'Unesco.